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Un malade imaginaire !

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  Il était une fois un homme…, qui vivait dans un pays, pas si lointain, entre terre et mer, doté des plus belles richesses et dont les habitants étaient capables du meilleur comme du pire. Au moment où on raconte cette courte histoire, le peuple de ce royaume faisait preuve d’une docilité mêlée de désespoir car la peste s’est abattue sur lui et notre homme avait été intronisé roi ! Ne brulons pas les étapes et reprenons depuis le début. A l’aube de ce nouveau siècle, qui s’annonçait aussi brillant que celui des lumières, notre royaume s’ouvrait au monde et son peuple, plein d’espoir, n’avait qu’une chose en tête, prendre sa part du gâteau. Il faut dire que le 20 ème siècle fût difficile, entre guerre et victoire, entre mort et renaissance, notre royaume a tenu bon, mais au prix de beaucoup de sacrifices. Du sang a coulé, des mères ont pleuré et des enfants sont partis. Après avoir combattu l’ennemi extérieur, un coq prétentieux, il a fallu combattre les gueux qui v...

Pardon !

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  Personne n’entendra parler d’eux. Amin et Abdou, deux jeune-hommes de 18 ans. J’ai vu leur photo, on aurait dit deux enfants. Ils sont morts, noyés, vendredi dernier, au large de Mostaganem. Des gens sont venus taper à la porte des parents, le lendemain. Ils avaient un message. Amin et Abdou demandent pardon.   Que faisaient-ils si loin de chez eux ? Ces derniers jours, le temps était venteux et pluvieux. En Algérie, particulièrement, quand il fait ce temps-là, on ne sort pas. Au mieux, on reste en bas de son immeuble, juste pour être dehors. Dehors, car dans « l’appartement familial », on a du mal à trouver sa place. Un matelas, au mieux une banquette sur laquelle dormir. En Algérie, à 18 ans, on est dehors.   L’un est de Soustara et l’autre de Bab El Oued. Des gosses d’Alger, de la « houma », comme on dit par ici. Ils se sont connus au collège et depuis, ils sont inséparables. Ils ont besoin l’un de l’autre. A deux, on est plus...

Le choix de nos enfants !

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Tout a commencé par une histoire de short en Israël. Il fait chaud, elles habitent en bord de mer et le short est leur uniforme des vacances. La rentrée arrive et ces trois collégiennes âgées de 13 ans se rendent à l’école avec ces mêmes shorts qu’elles ont portés tout l’été.   Elles sont exclues. La « révolte des shorts » commence. Il y’a Lilie, 8 ans. Elle est née Baptiste, mais elle voulait être une fille. Alors, ce fût fait et dans les journaux on parle de Lilie comme d'un enfant transgenre. A la rentrée, à l’école, il faut désormais l’appeler Lilie. Il fait encore chaud. C’est à se demander si les bouleversements climatiques, n’induisent pas aussi des bouleversements de comportements, ce qui finit par tout bouleverser ! Cette fois, en France, les filles du collège, comme leurs camardes en Israël veulent s’habiller comme elles veulent. Et là, ce n’est pas les jambes qui sont dévoilées, mais le ventre. Et on y va des débats et des polémiques autour de ...

Guillotiner son Roi!

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Il est un épisode de l’histoire de France, qui m’a toujours perturbé par sa violence : la condamnation à mort de Louis XVI et de son épouse Marie-Antoinette. A l’école, la révolution française, est racontée, comme la seule manière inéluctable de libérer le peuple d’un régime monarchique écrasant qui exploitait les paysans et offrait peu de liberté à ses sujets. Aujourd’hui, certains historiens, sans remettre en cause les faits, ne sont plus tout à fait certains, qu’il était nécessaire de guillotiner le Roi de France et sa Reine pour renverser le régime. Plus de deux siècles plus tard, les personnalités des deux protagonistes et les intrigues politiques qui les ont entourés, montrent qu’ils ont été, dans une certaine mesure, les victimes, malgré eux, d’un système gangrené et sont considérés, de nos jours, comme des Martyrs de la révolution.   Ce qui m’amène aux révolutions du XXIème siècle et à la manière dont certains peuples veulent renverser leurs régimes, dans le ...

La femme, le pire ennemi d’elle-même !

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Le 13 août dernier, la Tunisie fêtait la journée nationale de la femme. Date importante pour le pays puisqu’en 1956, feu Habib Bourguiba avait promulgué le Code du Statut Personnel. Ce code transforme profondément la société tunisienne de l’époque en intégrant des lois égalitaires dans le droit de la famille (la suppression de la polygamie, de la répudiation, reconnaissance de l’adoption…). Depuis, plusieurs avancées ont été réalisées y compris sous le régime de Ben Ali. Et plus récemment en 2014 avec l’égalité entre les hommes et les femmes devant la Loi sans aucune discrimination, ou en 2017 où les femmes ont obtenu le droit de se marier avec des non-musulmans et en 2018, la première fois qu’une femme célibataire obtient le droit d’adoption. Bref, en 2020 les femmes tunisiennes attendaient une nouvelle avancée, celle de l’égalité des droits face à l’héritage, aujourd’hui régit par des textes coraniques qui privilégient l’homme dans le partage. Lors du discours du président Ka...

J’achète donc je suis !

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  Je me réveille le matin et encore dans mon lit, j’allume mon téléphone. J’ai reçu quelques dizaines de mails de sociétés de commerce en ligne, celles de mes marques préférées bien sûr. De belles images, mises en scènes, des dernières nouveautés, me font déjà rêver. Faire un choix, c’est de l’ordre de la torture, tellement tout est beau, mis en valeur, la lumière, le coucher de soleil, les couleurs. Je les veux toutes ! Je m’imagine déjà dedans et anticipe à quelle occasion, je vais mettre ce pantalon bleu avec cette belle chemise blanche très discrètement rayée. Je suis certaine de me sentir pousser des ailes avec cet ensemble. Enfin presque ! L’heure tourne, je regarde si ma taille y est, je mets dans mon panier et surprise… pour quelques euros de plus la livraison est gratuite. Tiens, il y’avait aussi cette petite robe d’un rouge éclatant. Je pourrais la mettre ce week-end, pour l’anniversaire de ma meilleure amie. Et voilà, j’ai économisé les frais de livra...

Kifak Habibi !

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  Tu m’as accueilli sur ton sol coincé entre terre et mer. On ne se rend pas compte à quel point tu es petit tellement ton cœur est grand. Du plus loin que je m’en souvienne, je n’ai jamais eu un tel accueil, tellement sincère, tellement présent. C’est sûr, c’est toi qui a inventé l’hospitalité. Ta porte grande ouverte vers l’orient, longtemps a nourri tous les imaginaires. Je vois ton sourire, toujours sur tes lèvres, malgré tes cicatrices qui te brûlent encore. Tu aimes vivre, rire, chanter, danser. Quand on pense à toi, c’est d’abord le plaisir qui nous vient à l’esprit. Croquer la vie, y croire encore et toujours. Tu m’as fait goûter tes plats généreux, partager ta musique, déambuler dans tes rues. Tu m’as tenu la main et raconté ton Histoire. En ton sein, l’une des plus vielle cité du monde. Et depuis, combien d’amis, d’ennemis ont foulé ton sol ? Je lève les yeux au ciel d’un bleu éclatant en plein hiver. La mosquée côtoie l’église et à quelques pas ...