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Affichage des articles associés au libellé Société

Obscurantisme !

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  C’est un mot que j’ai appris au lycée et que je pensais (à tort), faire partie de ces mots désuets, que je n’aurais probablement plus jamais l’occasion d’utiliser. Il était employé au début du XIXème siècle, pour définir tout ce qui était contre la philosophie des lumières.   C’est étrange, comme j’ai souvent fait référence, ces derniers temps, aux philosophes des lumières. Pas si étrange que ça finalement, puisqu’ils défendaient la Tolérance, la Liberté et l’Égalité. Parmi eux, Montesquieu, dont mon lycée à Herblay, en banlieue parisienne, portait le nom. Il y’avait cette citation qui m’a marquée et que j’ai utilisée, souvent, dans mes communications :    « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie ; il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux ».   Deux siècles plus tard, les valeurs défendues par ces philosophes semblent faire partie du passé. Et comme par revanche, l’obscurantisme gagne ...

Espoir!

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Il y’a déjà quelques années, j'étais invitée à ce mariage où , mon attention s’était focalisée sur la table d’à côté, animée par une dizaine de jeunes gens.   De leur table, j’entendais leurs rires, je devinais leur complicité, j’observais la légèreté de leurs échanges.  Ils étaient dans leur monde, un monde des possibles où demain n’a aucune importance. C’est une tranche de vie heureuse qu’on voudrait figer à tout jamais.   Il y’avait particulièrement cette jeune fille, élancée, belle, joyeuse. Mon regard a du mal à s’en détacher. Je remarque qu’elle parle d’une drôle de façon. Ce n’est pas qu’elle ait du mal à parler, son élocution est fluide. Mais de là où je me trouve, j'ai du mal à comprendre ce qu’elle dit.    En l’observant, je remarque une cicatrice sur sa gorge. J’en déduis qu’elle a dû naître avec une malformation et a dû être opérée. D’où sa difficulté à parler ou du moins, ma difficulté à la comprendre.   Intriguée, je demande qui elle est. ...

Horreur !

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Arrivée de 11000 personnes sur l’île de Lampedusa.   Je peine à imaginer les conditions de leur traversée et les peurs de tous ces gens entassés dans ces petites barques échouées sur le port. Je suppose la stupéfaction et le désarroi des 6000 habitants de cette petite île italienne à la vue de ces femmes, ces hommes et ces enfants débarqués sur leurs côtes.   Mon imaginaire est saupoudré de flashs spéciaux et d’émissions où des spécialistes nous expliquent le pourquoi du comment, l’impact et les conséquences de cette marée humaine.   Et tout cela alimente nos conversations où chacun a un avis sur le sujet.  Jusqu’à cette réflexion qui attire particulièrement mon attention : « il y’a des femmes qui sont enceintes et même celles qui accouchent sur ces embarcations. Je me demande comment elles peuvent avoir la tête à ça ! »   S’ensuit un brouhaha de théories, telles que ; « dans le désespoir, la tendresse c’est tout ce qui reste »...

Apologie du Commun!

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Bernard Buffet - Les folles, Femmes aux chapeaux (1977) Dans la rue, on se scrute pour se copier ou se reconnaître.  Sur les réseaux sociaux, on cherche l’inspiration ou l’imitation. Les intérieurs sont les mêmes et les émissions de décorations pullulent sur nos écrans et nous disent comment faire pour avoir pareil. Au restaurant, le choix se restreint et la truffe devient reine et s’ajoute à toutes les sauces… à en devenir indigeste.   Bref, le commun est rassurant. Il crée une identité à laquelle on s’attache.  Quand, il n’y pas si longtemps, c’est la rareté qui faisait loi.   Le commun est fade. Il donne une impression d’uniformité sans saveur. Il ne permet aucune surprise et endort les esprits déjà bien orientés. Le commun ne permet pas la créativité, il l’a tue dans l’œuf. Il est le contraire de la singularité qui promeut la diversité et la richesse de notre monde.   Alors pourquoi le commun a supplanté la rareté et guide toutes nos actions et décision...

Le silence tue!

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Petit, on nous disait, face à un autre enfant provocateur, « ignore-le, il finira par se calmer ». Plus tard, on nous a fait croire, que l’ignorance est la meilleure des armes. Ignorer pour se protéger devient la règle. On détourne les yeux, on se bouche les oreilles et on pense que ça va passer. Mais le propre de l’être humain n’est-il pas de communiquer pour mieux vivre ensemble ? N’est-il pas d’affronter la réalité pour pouvoir la transformer ?   Avant que l’Homme ne devienne aseptisé, il montrait sa bravoure en provoquant des duels, il n’hésitait pas à traverser les contrées pour obtenir justice et régler ses différents aujourd’hui car le temps, plus court, avait une valeur plus élevé. L’Homme moyenâgeux qui n’existait qu’à travers ses exploits, en s’exprimant plus souvent avec les poings et moins avec sa tête a laissé place, pendant un temps, à un Homme caché, qui pour protéger son corps, ne se confrontait plus à l’autre.   A l’aube d...

Liberté ≠ Démocratie !

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Deux mots qui s’entrechoquent en ces temps étranges que nous traversons en spectateurs et quelque fois, lorsqu’on en est autorisé, en acteurs de second plan. Et pourtant la démocratie, « système politique, dans lequel la souveraineté émane du peuple » * devait être garante de la liberté « condition d'un peuple qui se gouverne en pleine souveraineté » *. Comment est-on arrivé à ce paradigme absurde où les plus grandes démocraties du monde, comme celles qui se prétendent l’être, privent à ce point, les citoyens de leurs libertés de base comme travailler, se nourrir, s’éduquer ou se mouvoir ? Comment un individu, ayant toutes ses facultés mentales, accepte d’être restreint sinon contraint et puni par celui qu’il a lui-même choisit, selon les principes de la démocratie ? On dit que la définition de toute chose peut évoluer dans le temps et s’adapter à son contexte. Qu’en dehors de la parole divine, les règles humaines sont faites pour changer et ré...

Un malade imaginaire !

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  Il était une fois un homme…, qui vivait dans un pays, pas si lointain, entre terre et mer, doté des plus belles richesses et dont les habitants étaient capables du meilleur comme du pire. Au moment où on raconte cette courte histoire, le peuple de ce royaume faisait preuve d’une docilité mêlée de désespoir car la peste s’est abattue sur lui et notre homme avait été intronisé roi ! Ne brulons pas les étapes et reprenons depuis le début. A l’aube de ce nouveau siècle, qui s’annonçait aussi brillant que celui des lumières, notre royaume s’ouvrait au monde et son peuple, plein d’espoir, n’avait qu’une chose en tête, prendre sa part du gâteau. Il faut dire que le 20 ème siècle fût difficile, entre guerre et victoire, entre mort et renaissance, notre royaume a tenu bon, mais au prix de beaucoup de sacrifices. Du sang a coulé, des mères ont pleuré et des enfants sont partis. Après avoir combattu l’ennemi extérieur, un coq prétentieux, il a fallu combattre les gueux qui v...

Pardon !

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  Personne n’entendra parler d’eux. Amin et Abdou, deux jeune-hommes de 18 ans. J’ai vu leur photo, on aurait dit deux enfants. Ils sont morts, noyés, vendredi dernier, au large de Mostaganem. Des gens sont venus taper à la porte des parents, le lendemain. Ils avaient un message. Amin et Abdou demandent pardon.   Que faisaient-ils si loin de chez eux ? Ces derniers jours, le temps était venteux et pluvieux. En Algérie, particulièrement, quand il fait ce temps-là, on ne sort pas. Au mieux, on reste en bas de son immeuble, juste pour être dehors. Dehors, car dans « l’appartement familial », on a du mal à trouver sa place. Un matelas, au mieux une banquette sur laquelle dormir. En Algérie, à 18 ans, on est dehors.   L’un est de Soustara et l’autre de Bab El Oued. Des gosses d’Alger, de la « houma », comme on dit par ici. Ils se sont connus au collège et depuis, ils sont inséparables. Ils ont besoin l’un de l’autre. A deux, on est plus...

Le choix de nos enfants !

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Tout a commencé par une histoire de short en Israël. Il fait chaud, elles habitent en bord de mer et le short est leur uniforme des vacances. La rentrée arrive et ces trois collégiennes âgées de 13 ans se rendent à l’école avec ces mêmes shorts qu’elles ont portés tout l’été.   Elles sont exclues. La « révolte des shorts » commence. Il y’a Lilie, 8 ans. Elle est née Baptiste, mais elle voulait être une fille. Alors, ce fût fait et dans les journaux on parle de Lilie comme d'un enfant transgenre. A la rentrée, à l’école, il faut désormais l’appeler Lilie. Il fait encore chaud. C’est à se demander si les bouleversements climatiques, n’induisent pas aussi des bouleversements de comportements, ce qui finit par tout bouleverser ! Cette fois, en France, les filles du collège, comme leurs camardes en Israël veulent s’habiller comme elles veulent. Et là, ce n’est pas les jambes qui sont dévoilées, mais le ventre. Et on y va des débats et des polémiques autour de ...

Guillotiner son Roi!

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Il est un épisode de l’histoire de France, qui m’a toujours perturbé par sa violence : la condamnation à mort de Louis XVI et de son épouse Marie-Antoinette. A l’école, la révolution française, est racontée, comme la seule manière inéluctable de libérer le peuple d’un régime monarchique écrasant qui exploitait les paysans et offrait peu de liberté à ses sujets. Aujourd’hui, certains historiens, sans remettre en cause les faits, ne sont plus tout à fait certains, qu’il était nécessaire de guillotiner le Roi de France et sa Reine pour renverser le régime. Plus de deux siècles plus tard, les personnalités des deux protagonistes et les intrigues politiques qui les ont entourés, montrent qu’ils ont été, dans une certaine mesure, les victimes, malgré eux, d’un système gangrené et sont considérés, de nos jours, comme des Martyrs de la révolution.   Ce qui m’amène aux révolutions du XXIème siècle et à la manière dont certains peuples veulent renverser leurs régimes, dans le ...

La femme, le pire ennemi d’elle-même !

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Le 13 août dernier, la Tunisie fêtait la journée nationale de la femme. Date importante pour le pays puisqu’en 1956, feu Habib Bourguiba avait promulgué le Code du Statut Personnel. Ce code transforme profondément la société tunisienne de l’époque en intégrant des lois égalitaires dans le droit de la famille (la suppression de la polygamie, de la répudiation, reconnaissance de l’adoption…). Depuis, plusieurs avancées ont été réalisées y compris sous le régime de Ben Ali. Et plus récemment en 2014 avec l’égalité entre les hommes et les femmes devant la Loi sans aucune discrimination, ou en 2017 où les femmes ont obtenu le droit de se marier avec des non-musulmans et en 2018, la première fois qu’une femme célibataire obtient le droit d’adoption. Bref, en 2020 les femmes tunisiennes attendaient une nouvelle avancée, celle de l’égalité des droits face à l’héritage, aujourd’hui régit par des textes coraniques qui privilégient l’homme dans le partage. Lors du discours du président Ka...